un invité de marque à montreal: bush!

(Je reproduis plus bas des articles de journalistes libres montréalais concernant cette belle visite...)
(cliquez ici pour jouer a lui balancer des chaussures a la figure)

 

Nous avons eu aujourd'hui la visite -- sur invitation de la chambre de commerce de la ville... et pour la modique somme de 150000$ -- de (cet enc***, ce fils et petit fils de p***, je cherche mes mots... mais je veux mes articles respectables, rappelons-le)..de ce personnage. L'accueil de la population a été pour le moins 'chaleureux'!

 

En effet, plus de mille personnes l'attendaient, chaussures à la main pour lui expliquer le point de vue montréalais de ses actions d'éclat.

 

Je n'ai appris ça que cet après-midi, sinon je fonçais à la brocante la plus proche pour acheter une centaine de paires de brodequins cloutés (eh oui, ici il fait froid... on n'est pas en irak!) et me joindre aux personnes présentes.

Je n'ai appris ça que cet après-midi??? eh oui, les médias se sont bien gardés de faire de la publicité autour de sa venue, et seuls quelques 200 invités triés sur le volet ont eu accès à cette 'conférence' (moyennant 400$ de droits d'entrée). Qui étaient-ils? les patrons et cadres supérieurs de sociétés telles que bell helicopter, pratt & whitney, textron, bombardier, General Electric, Rolls-Royce, Honeywell, et autres fournisseurs de l'armée américaine...

côté presse, c'est très rigolo d'apprendre que seuls les caméramen fournis par bush (toujours sans majuscule...je ne peux pas!)..étaient autorisés à filmer tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du batiment. LCN (le canal nouvelles (prop: astral média, fox)) annonça un reportage sur les lanceurs de chaussures, mais à la place de ce dernier, nous fumes gratifiés de quelques images de bush en gros plan, afin de ne pas voir qui est réellement présent, motifs de sécurité oblige!, ainsi que d'une explication laconique sur quelques "plus de 200 manifestants" aux portes de l'hôtel... puis... plus rien! aucune explication concernant les cinq arrestations, ni sur les 500KG DE CHAUSSURES qu'ont reçu les forces de l'ordre! évidemment, bush est arrivé en hélico et reparti par le même chemin...

le courage ne l'étouffe pas!

 

200 manifestants, 1200 selon les organisateurs, un bon millier selon moi.

une fois de plus, la presse officielle nous rappelle son obédience...

muntadhar-al-zaidi

P.S: il est au moins une personne qui remercie bush de sa présence: le propriétaire du magasin de chaussures le plus proche de l'hôtel ... il a écoulé tout son stock en une matinée, un record!

Je voulais faire un petit retour sur une personne qui, selon moi, mérite le respect pour avoir le courage de ses opinions: Muntadhar-Al-Zaidi (lien wiki la) (je ne suis pas sur des majuscules, mais pour une personne comme lui, mieux vaut trop que pas assez...) mais si, vous le connaissez! c'est lui qui lança la première paire à bush lors d'une conférence de presse en irak...


Un héros de notre temps

Muntadhar Al Zaidi a fait ce que nous journalistes aurions du faire depuis longtemps

AUTEUR: Dave LINDORFF (lien wiki la)

Traduit par Sacha Sher, révisé par Fausto Giudice, remis en ligne par ma pomme.

En lançant bien fort ses chaussures à la tête du président George W. Bush pendant une conférence de presse à Baghdad, le journaliste irakien Muntadhar Al Zaidi a fait ce que la corporation des journalistes de la Maison Blanche aurait dû faire depuis des années.

-Al Zaidi écoutait Bush débiter ses sornettes sur les cinq années de guerre qu’il avait déclenchées avec l’invasion illégale de l’Irak : cela avait été « nécessaire pour la sécurité des USA, la stabilité de l’Iraq (sic) et la paix dans le monde ». Et quelque chose s’est brisé. L’envoyé spécial pour la télévision qui, l’an dernier, avait été kidnappé et retenu par des militants chiites, se déchaussa et jeta une première chaussure sur Bush – une grave insulte dans la culture irakienne – et cria « c’est un baiser d’adieu, chien que tu es ! ». La première chaussure ayant raté sa cible, il en prit une deuxième et la lança avec la même force, obligeant une deuxième fois le président à esquiver le projectile pendant que le journaliste lui criait : « Prends ça, de la part des veuves, des orphelins et de tous ceux qui ont été tués en Irak ! ».

"Il est revenu avec les chaussures de Muntadhar" : la dessinatrice palestinienne Omayya fait allusion au dicton arabe :"Il est revenu avec les chaussures de Hunain", tiré d'une anecdote relatant comment un bédouin s'était fait voler son chameau par Hunain , un cordonnier astucieux qui l'avait attiré avec une paire de chaussures placée en plein désert.

Je dois l’avouer, lorsque j’écoutais Bush mentir comme il l’a fait pendant huit ans lors de ces conférences de presse où des reporters pré-sélectionnés entraient dans son jeu et faisaient semblant d’attirer son attention pour pouvoir lui poser des questions soumises et approuvées à l’avance, l’envie m’est souvent venue de balancer mes chaussures sur mon poste de télévision.

Al Zaidi, qui a payé de sa personne pour avoir agi ainsi avec courage – des gardes du corps l’ont brutalement frappé – est un héros pour toute la profession. Cessant de prendre pour argent comptant les billevesées du président, il l’a désigné pour ce qu’il est : un assassin et un criminel qui a sur ses mains le sang de près d’un million d’Irakiens. Profitant de ce qui était censé être une séance de photos pour la presse, il a réussi à porter la voix de ceux dont la vie a été ruinée par ce président – des vies que nos journalistes lécheurs de bottes ignorent systématiquement.


Bedaiwi, Égypte

Je ne propose pas forcément aux journalistes de repartir toujours des conférences de presse présidentielles sans leurs chaussures. Nous avons bien d’autres manières d’exprimer notre mécontentement à l’égard de ceux qui insultent visiblement notre intelligence. Plutôt que de leur jeter nos chaussures, il serait bon de voir un ou deux journalistes faire un doigt d’honneur au président quand il ment aussi ouvertement. Tous pourraient aussi décider simplement de se lever et de quitter la salle en même temps, laissant ainsi tout seul notre président, debout devant son pupitre.

Il est grand temps, pour le corps médiatique, d’arrêter de traiter les présidents comme s’ils étaient des membres d’une famille royale. S’il y a bien une chose que le président Bush a réussi à faire pendant ces huit années au pouvoir, c’est à apporter la preuve qu’au contraire, un président est quelqu’un de très ordinaire – et dans son cas à lui, même quelqu’un d’en dessous de la moyenne. Le poste de président ne mérite pas plus de respect que celui de maire de Detroit ou de Pétaouchnoque (Wasilla dans le texte anglais, NdT).

Je suggère que nos journalistes profitent des cinq dernières semaines qu’il reste à l’administration Bush pour construire une nouvelle relation avec la présidence, où toutes les traditions et les convenances factices qui avaient cours seraient abandonnées, et où ils agiraient à nouveau comme ces reporters turbulents d’antan qui aboyaient leurs questions, qui riaient cruellement un bon coup quand on leur faisait des réponses débiles, qui relançaient leurs questions quand les interviewés se défilaient, et qui quittaient la salle quand la situation l’exigeait. On pourrait même jeter une chaussure de temps en temps.

Sous l’administration Bush, le métier de journaliste fut un désastre absolu et un profond déshonneur, et avec toutes ces crises que doivent affronter notre pays et le reste du monde, en partie à cause de la défaillance de cette administration, nous ne pouvons pas nous permettre de manquer à nouveau à notre devoir sous l’administration Obama.

Puisque l’administration Bush en est maintenant réduite à l’état de sujet de plaisanterie inépuisable, une chance est ainsi donnée à la corporation des journalistes de se racheter en profitant de ces dernières semaines pour mettre en place une nouvelle tradition pour les conférences de presse et les séances photos présidentielles, qui se poursuivrait sous la nouvelle présidence.

En attendant, je propose que ma mère nourricière, l’École de journalisme de l’Université de Columbia, embauche Al Zaidi afin qu’il donne des cours sur les techniques du journalisme en situation de conférence de presse. Il faudrait même l’engager pour plusieurs années, car s’il partait au bout d’un an, il serait difficile de trouver pied à sa chaussure pour lui succéder.

NOTE : Puisqu’on parle de chaussures et de Maison Blanche, un habitant d’Honesdale en Pennsylvanie, Skip Mendler, a une très bonne idée. Il propose que tous les gens qui sont dégoûtés par l’administration sortante Bush/Cheney envoient une chaussure à la Maison Blanche. Imaginez un peu un million de chaussures puantes entassées au bureau du courrier de la Maison Blanche. Je trouve cette idée pas mal. A faire passer !
Et si vous vivez dans la région du DC (District of Columbia] et voulez délivrer votre message par chaussure en personne, Code organise un shoe-in à 11h le mercredi 17 décembre. Voir White House Shoe-In

 

Irak:
Muntadhar Al Zaidi, torturé pour avoir lancé ses chaussures sur le président George W. Bush

20 Décembre 2008

Alkarama a sollicité le 19 décembre 2008 l'intervention d'urgence auprès des autorités irakiennes du Rapporteur spécial sur la torture concernant la situation du journaliste irakien, M. Muntadhar Al Zaidi, arrêté par les services de sécurité lors de la conférence de presse du Président américain George W. Bush, le 14 décembre 2008, pour lui avoir lancé ses chaussures, en signe de protestation contre sa politique en Irak.

M. Muntadhar Al Zaidi est âgé de 29 ans, célibataire, demeurant à Bagdad. Il est journaliste, correspondant de la chaîne de télévision privée irakienne Baghdadia. Il a assisté en cette qualité à la conférence de presse du Président des Etats-Unis George W. Bush venu en visite surprise ce jour là en Irak.

C'est à cette occasion que M. Al Zaidi a, en réaction aux propos tenu par ce dernier, lancé ses chaussures dans sa direction en lui en criant : "c'est le baiser d'adieu, chien que vous êtes".

M. Al Zaidi a été immédiatement arrêté par les services de sécurité et emmené vers une destination inconnue. Cette arrestation s'est effectuée de manière particulièrement violente et a pu être filmée par les caméramans présents. Les images de l'incident et de l'arrestation sont rapportées sur le Web . Immédiatement après son arrestation, la famille, a tenté de déterminer son lieu de détention mais sans succès.

Selon les informations fournies par la famille de M. Al Zaidi à Alkarama, celle-ci n'a pas été autorisée à lui rendre visite et il n'a pas pu rencontrer d'avocat. La famille ignore où il se trouve actuellement et quelles sont les autorités qui le détiennent.

Un porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature a affirmé que M. Al-Zaidy a été présenté le 19 décembre devant un juge d'instruction et qu'il restera détenu jusqu'à ce que le juge termine son enquête. Ses proches n'ont cependant pas eu la confirmation de l'existence d'une procédure légale engagée contre lui et ne savent pas devant quel magistrat il aurait été présenté. Voir l'article.

La famille du journaliste détenu a cependant appris par plusieurs témoins que celui-ci souffrait de blessures graves infligées après son arrestation. Il aurait notamment des côtes cassées, une fracture à la main et des blessures à l'œil et à la cuisse.

Les proches de M. Al-Zaidy sont donc particulièrement inquiets de ce qu'il puisse être victime d'actes de torture et de traitements inhumains et dégradants, inquiétude d'autant plus justifiée qu'il reste détenu au secret sans possibilité de contact avec le monde extérieur.

Le traitement subi par M. Al Zaidi n'est malheureusement pas un cas isolé. La pratique de la torture reste très répandue dans le pays, pratique encouragée par l'impunité totale des auteurs et des responsables tant irakiens que membres des forces étrangères d'occupation.


Bush « accueilli » comme un criminel de guerre.
Nouvelles générales - International
Écrit par Louis Mathieu Gagné
Jeudi, 22 octobre 2009 15:09
Mise à jour le Jeudi, 22 octobre 2009 18:03

Des centaines de détracteurs de George W. Bush ont dénoncé jeudi la présence à Montréal de cet ex-président américain considéré selon eux comme un véritable criminel de guerre.

Cavalerie, escouades anti-émeutes, chiens policiers, un important dispositif de sécurité comptant une soixante de policiers a été mis en place dès 11h pour contenir tout débordement devant l’hôtel Reine-Elizabeth où l’ancien président donnait une conférence sur l’heure du dîner à l’invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

« Cette invitation est d’une effronterie incroyable. Ça met en évidence l’intérêt des cercles de dirigeants financiers pour cet homme responsable de milliers de morts dans le monde à cause de ses deux guerres », a dénoncé Charles Lemieux, porte-parole du Collectif Échec à la guerre, l’organisme à l’origine de cette protestation.

Les manifestants, au nombre d’environ 500 selon les organisateurs, ont lancé des slogans hostiles à George W. Bush, le comparant à un assassin, un terroriste et un criminel de guerre, et accusant la CCMM de complicité.

« Il a déclaré des guerres sous de faux prétextes. Ses politiques de droite ont été un désastre social et environnemental et elles ont été à l’origine de la pire crise financière depuis (le crash) de 1929 », a affirmé Françoise David de Québec Solidaire.

« La Chambre de commerce n’avait personne de mieux à inviter? s’est questionnée Mme David. Le Québec compte plein de gens de talent pour nous inspirer à bâtir une société plus riche et plus prospère. »
Les manifestants ont lancé des slogans hostiles à George W. Bush. Photo Annik MH de Carufel

 

La conférence de Bush portait sur ses huit années à la Maison-Blanche. Huit années de cauchemar qui ne valent pas la peine d’être soulignées à Montréal, selon Dominique Peschard, de la Ligue des droits et libertés. « Ça a été huit ans de recul des droits humains. Il est responsable des guerres en Irak et en Afghanistan et il est passé à l’histoire en justifiant la pratique de la torture », a-t-il dénoncé sous les hurlements de la foule.

Lancer de souliers et arrestations

Afin de rappeler le geste d'un journaliste irakien qui, en colère, avait lancé ses souliers à l'ex-président alors en visite en Irak en décembre dernier, des manifestants ont lancé des dizaines de vieilles chaussures en la direction de l'hôtel et des policiers. Aucun policier n’a été blessé.

La manifestation a culminé vers 13h par la mise à feu d’une marionnette personnifiant George W. Bush. Des protestataires ont profité de l’occasion pour ajouter des pancartes au feu situé sur le boulevard René-Lévesque, à quelques mètres seulement du Reine-Elizabeth.

Cinq manifestants ont été arrêtés en cours de la manifestation. Ils seront vraisemblablement accusés de méfaits et d’avoir troublé la paix.

Des représentants de la Ligue des droits et libertés, d'ATTAC-Québec, de la Fédération des femmes du Québec, du Conseil régional FTQ-Montréal étaient notamment aussi présents.

La conférence de George W. Bush sur ses huit années à la présidence des États-Unis est la troisième du genre qu’il présente au Canada. Il doit livrer un discours puis participer à une période de questions pour laquelle le modérateur est John Parisella, le nouveau délégué général du Québec à New York.

L’ex-président américain doit toucher environ 150 000 $ pour cette conférence où chaque personne intéressée à écouter le personnage controversé a dû débourser entre 250 $ et 400 $.


 

George W. Bush à Montréal : persona non grata !
Le 22 octobre 2009

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Mondialisation.ca, Le 6 octobre 2009
Échec à la guerre

Le jeudi 22 octobre, la Chambre de Commerce de Montréal convie ses membres et amis fortunés (400 $ par personne) à une Conversation avec George W. Bush où ce dernier « livrera ses réflexions sur les huit années déterminantes qu’il a passées à la Maison Blanche et discutera des enjeux mondiaux du 21e siècle »…

Nous dénonçons cette invitation faite par les milieux d’affaires montréalais à George W. Bush, dont les politiques ont été contraires au droit international et ont entraîné tellement de souffrances à travers le monde.

Car les « huit années déterminantes » de George W. Bush à la Maison-Blanche ont d’abord été celles de deux guerres d’agression et d’occupation qui durent toujours et dont les populations de l’Irak et de l’Afghanistan paient encore tragiquement le prix : bombardements massifs contre des villes, massacres « collatéraux » de villageois, carnage et destruction, viols et autres violences sexuelles, torture et détentions arbitraires. Pour nous et pour de nombreux organismes tels le Brussell’s Tribunal en Europe, le Center for Constitutional Rights aux États- Unis et Lawyers Against War au Canada, le gouvernement Bush est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en vertu des dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et, au Canada, de la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. C’est pourquoi George W. Bush est persona non grata et ne devrait pas être admis au Canada.

Les « huit années déterminantes » de George W. Bush ont aussi été celles où les politiques néolibérales – levée de toutes les entraves au libre marché du profit maximum – ont été poussées jusqu’à leur paroxysme, conduisant à la pire crise financière et économique mondiale depuis le grand Krach de 1929. Les populations travailleuses du monde entier, y compris aux États-Unis, en paient aujourd’hui tragiquement le prix et pour longtemps, car ce sont elles qui auront à rembourser les énormes dettes nationales liées aux réductions d’impôt pour les riches, au militarisme et au sauvetage financier des pires spéculateurs.

Les « huit années déterminantes » de George W. Bush ont été celles d’une politique insensée et destructrice en matière environnementale directement inspirée des milieux pétroliers : négation du consensus scientifique mondial sur les gaz à effet de serre, rejet du Traité de Kyoto et promotion tous azimuts des énergies fossiles.

Les « huit années déterminantes » de George W. Bush ont été celles de politiques carrément rétrogrades par rapport aux droits des femmes, celles de l’abandon de la population de la Nouvelle-Orléans avant, pendant et après l’ouragan Katrina, celles de la détérioration des services publics.

Au delà de l’indignation que nous inspire cette invitation de la Chambre de Commerce de Montréal à George W. Bush – et son parrainage par d’autres organismes tels le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) et le journal The Gazette – nous tenons à mettre nos concitoyens et nos concitoyennes en garde contre les dangers que représentent encore ce courant d’idées ultra-conservatrices qui n’en a que pour les puissants de ce monde. Car, de toute évidence, ces derniers en redemandent, tant aux États-Unis qu’au Canada. À Calgary, à Toronto, à Saskatoon et à Montréal, c’est là le sens de toutes ces invitations récentes à George W. Bush des milieux d’affaires canadiens qui profitent de la guerre, de la privatisation des services publics et des sociétés d’État et du développement des sables bitumineux de l’Alberta.

Le 22 octobre prochain, nous manifesterons pour dire NON à la présence de George W. Bush à Montréal, mais aussi pour rejeter le courant d’idées qu’il représente et qui nous menace encore.

Venez exprimer votre opposition à la présence de George W. Bush à Montréal.


George W. Bush à Montréal!? Réservons-lui l'accueil qu'il mérite!

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a invité l'ancien président des USA à relater les faits saillants de sa présidence, le 22 octobre 2009, à l'Hôtel Reine-Elizabeth.

Qui veut payer 400$ pour entendre cet exécrable personnage fanfaronner pendant 40 minutes? Juste d'autres crosseurs (truands NDPR) comme lui!
RÉSERVONS LUI L'ACCUEIL QU'IL MÉRITE!

INVITONS-NOUS AU PARTY (à la fête, NDPR) et APPORTONS NOS VIEUX SOULIERS!
Le 22 octobre 2009, 11h
900 boul. René-Lévesque
CECI EST UN APPEL À PERTURBER LE PASSAGE DE GEORGE W.BUSH À MONTRÉAL

Les hommes d’affaires veulent le réhabiliter !

"Amenez vos vieilles chaussures" pour accueillir Bush à Montréal

George W. Bush sera à Montréal demain à l'invitation de la Chambre de Commerce de Montréal pour y donner une conférence. Il est censé y présenter les points forts de sa présidence, ce qui reste en travers de la gorge des Montréalais. La ville est pleine d'affiches appellant au boycott du discours de Bush.

Une réunion de "criminels"
"Qui veut payer 400$ (environ 275 euros) pour écouter ce criminel se lancer des fleurs? D'autres bandits bien entendu. Sur la liste des invités, on retrouve les patrons d'entreprises québecoises qui ont pour plus de 5 milliards de dollars annuels de contrats militaires: Bombardier, General Electric, Rolls-Royce, Honeywell, Bell Helicopter et autres. Même pas un an après la fin de ses crimes de guerre, son occupation et ses tortures, les lèche-culs de la Chambre de Commerce ont décidé d'offrir à Bush une plateforme pour soigner son image. Nous ne laisserons pas cela arriver! George Bush n'est pas le bienvenu à Montréal! Amenez vos vieilles chaussures!".

Cet appel à pourrir la visite de Bush à Montréal se retrouve sur toutes les cabines électriques de la ville, s'est offert son propre site Internet et même un groupe sur Facebook. (lb/th)


George W. Bush sera à Montréal le jeudi 22 octobre

Perturbons le passage de ce criminel !

Rassemblement anticapitaliste et anti-impérialiste, le jeudi 22 octobre de 11 h à 13 h, à l’Hôtel Queen-Elizabeth (900, boul. René-Lévesque ouest à Montréal, Métro Bonaventure)

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain versera 100 000 $ au criminel George W. Bush pour l’entendre glousser les faits saillants de sa catastrophique présidence. Qui sera dans la salle ? Les PDG des compagnies qui profitent des contrats militaires évalués à plus de 5 milliards $ annuellement au Québec : Bombardier, SNC-Lavalin, General Electric, Oerlikon Contraves, CAE, Rolls-Royce, Honeywell, Pratt & Whitney, Bell Helicopter ? Qui sera dans la salle ? Paul Desmarais et son valet Henri-Paul Rousseau ? Thierry Vandal, le propriétaire d’Hydro-Québec ? Notre ministre privé du contrôle social André Chagnon ? Des membres du gouvernement ? Qui sera dans la salle à 400 $ le couvert pour applaudir le plus grand criminel de l’histoire contemporaine ?

George W. Bush et sa suite, c’est :

* Deux élections volées alors même qu’il faisait la morale au monde entier ;
* Des guerres injustes et racistes en Irak et en Afghanistan, qui perdurent au prix de dizaines de milliers de morts ;
* Une gestion de l’économie capitaliste qui a creusé à l’extrême le fossé entre les riches et les pauvres ;
* Une banalisation de la torture et un dédain assumé pour les droits fondamentaux, la justice et la dignité humaine la plus élémentaire ;
* Des politiques de destruction totale de l’environnement trahissant un mépris absolu de la nature.

(NDPR: plus tout le reste...avec toute sa dynastie!)

Nous sommes aujourd’hui à la croisée d’une crise sociale, économique et environnementale comme jamais l’humanité n’a connue. Une infime minorité de personnes, d’exploiteurs, de capitalistes, d’ostie de crosseurs, en profitent. La crise, c’est le capitalisme. Après Bush, il y a Obama qui travaille fort à sauver ce système de misère. Il sera avec les grands dirigeants capitalistes de ce monde au Canada en juin 2010 pour tenir un sommet entre amis. Ils nous trouverons sur leur chemin !

Mais oui, pour toute son œuvre, réservons à George W. Bush l’accueil qu’il mérite !

Apportez vos vieux souliers ! Nous saluerons au passage la libération de Muntadhar al-Zaidi, le journaliste irakien qui a bravement tiré ses godasses à la gueule de Bush en décembre 2008.

Une invitation du Comité d’accueil de G.W.B. à Montréal : georgebushmontreal@gmail.com; georgebushmontreal.wordpress.com